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La danse de la lumière : David Szauder pour What’s in a Lamp?

22/08/2026
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Dans les mains de l’artiste multimédia David Szauder, les lampes Foscarini s’éveillent, dansent et nous emportent ailleurs. Dans un Ballet Mécanique à la fois classique et radicalement contemporain.

Découvrez l’intégralité du projet « What’s in a lamp? »

Transformer les lampes Foscarini en objets capables d’éveiller l’imagination. Utiliser le pouvoir de la lumière — qui transforme matériaux, espaces et perceptions — pour donner vie aux objets et à ce qui les entoure. Raconter la poésie de la relation qui peut naître entre nous et les objets, lorsque nous savons nous laisser aller.

C’est de là que naît le projet de David Szauder pour What’s in a Lamp? : artiste multimédia, pionnier dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des chorégraphies, des œuvres visuelles, des animations et des images qui explorent la relation entre les personnes, la technologie et l’histoire de l’art.

En travaillant sur les lampes Foscarini, David Szauder a réalisé un Ballet Mécanique, inspiré de l’œuvre éponyme de Fernand Léger, dans lequel les lampes prennent vie, dansent et évoluent, enivrant le spectateur de beauté et stimulant son imagination.

Sa méthode commence par la collecte et la création de matériaux visuels, qu’il assemble ensuite en fournissant des consignes précises à l’IA générative. Il ne guide pas les résultats avec des prompts, mais à travers ce qu’il appelle lui-même des « astuces visuelles » : il ruse avec la machine en superposant des images, orientant ainsi le résultat vers ce qu’il estime être le plus significatif sur le plan émotionnel ou le plus captivant sur le plan visuel.

Comment le métier d’artiste multimédia a-t-il évolué depuis tes débuts ?

« Quand j’ai commencé, l’art multimédia était un domaine relativement spécialisé et l’accès à la technologie était limité. Aujourd’hui, presque tout le monde dispose d’outils créatifs puissants. Le défi n’est plus d’accéder à la technologie, mais de développer un langage visuel singulier et une démarche artistique forte. »

Quel est le meilleur et le pire aspect de ta profession aujourd’hui ?

« Le meilleur, c’est la liberté de naviguer entre différents formats : expositions, projections publiques, théâtre, musique, mode. Le pire, c’est la vitesse à laquelle les images sont produites et consommées. Il devient difficile de créer quelque chose qui incite véritablement les gens à s’arrêter et à prendre un temps d’arrêt. »  Tu as travaillé sur la première de Wunderland au Hamburg Ballet.

Que révèle cette expérience sur l’art multimédia, et sur ton travail en particulier ?

« Elle démontre que l’art multimédia n’a plus besoin de rester confiné à un écran. Dans Wunderland, mon univers visuel s’est incarné physiquement à travers les costumes. Pour moi, cela a marqué une évolution majeure dans ma pratique : les images n’étaient plus seulement observées, mais habitées et interprétées. »  Tu travailles avec l’intelligence artificielle, mais tu cherches aussi à en expliquer le rôle au public.

Quel est le message principal de ton livre Glitches & Glory ?

« Le livre explore ma relation entre l’imagination humaine, la mémoire et la technologie. L’intelligence artificielle y est présente, mais elle n’est pas l’auteure de l’œuvre. Le message central est que si les outils changent, la responsabilité artistique, l’intention et la paternité de l’œuvre restent fondamentalement humaines. »

Quel type de prise de conscience culturelle et publique serait nécessaire pour garantir un usage éthique de l’IA dans les arts ?

« Il faut plus de transparence et une compréhension plus profonde du fonctionnement de ces systèmes. Le public devrait savoir d’où proviennent les données, comment les images sont générées et quel rôle joue l’artiste. L’apprentissage ne devrait pas se concentrer uniquement sur la maîtrise de la technologie, mais aussi sur la paternité artistique, l’éthique et l’esprit critique. »

Comment naissent tes atmosphères oniriques ?

« Elles partent généralement de quelque chose de familier : une vieille photographie, un visage, un objet, un souvenir personnel. Puis j’y introduis des éléments en décalage. L’atmosphère naît de la tension entre reconnaissance et incertitude — de cette impression de connaître le monde que l’on contemple, tout en sachant que quelque chose, en son sein, détonne. »

Comment utilises-tu ton compte Instagram ?

« Je l’utilise comme un journal visuel en constante évolution et comme un canal de communication direct avec un public international. Il me permet de tester des idées, d’observer les réactions et de partager mon travail en dehors des structures institutionnelles traditionnelles. Dans le même temps, j’essaie de ne pas laisser la logique de la plateforme dicter la direction de ma démarche. »

Découvrez la collaboration avec David Szauder et la série complète sur la page Instagram @foscarinilamps, et explorez toutes les interprétations du projet What’s in a Lamp?, où des artistes internationaux sont invités à interpréter librement la lumière et les collections Foscarini.

Visitez @foscarinilamps sur Instagram
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